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Taxis parisiens et VTC, quelles différences ?

En ce jour de grève générale (dont les taxis), c’est un bon moment pour expliquer un peu quelles sont les principales différences entre les taxis parisiens et les VTC !

Les taxis parisiens :

  1. Près de 18 000 licences de taxis parisiens, appelées Autorisation De Stationnement (ADS), ont été délivrées par la préfecture de police de Paris.
  2. Pour faire face à la demande, ce nombre a augmenté de près de 30% dans les 5 dernières années.
  3. La licence (A.D.S.) est attribuée gratuitement, mais compte tenu de sa relative rareté et du numerus clausus imposé par l’administration, bon nombre de chauffeurs de taxis n’ont eu d’autre choix que d’acheter une licence à un collègue taxi qui s’en séparait (départ à la retraite, cessation d’activité…).
  4. À l’intérieur du véhicule, un compteur horokilométrique (appelé un taximètre) affichant le tarif appliqué et le montant de la course est obligatoire.
  5. Une licence de taxi peut se négocier à plusieurs centaines de milliers d’euros, et les taxis ont bien souvent dû s’endetter sur une longue période pour rembourser ce sésame indispensable à leur activité.

C’est bien cette licence et sa valeur qui est au centre de toutes les discussions. Leur valeur est liée au marché, et le marché des taxis est dorénavant fortement concurrencé par les V.T.C. (Véhicules de Tourisme avec Chauffeurs).

Avec la loi Thévenoud de 2014, il a été décidé que les nouvelles licences attribuées (après le 1er octobre 2014) ne seraient plus cessibles, ce qui bloque encore un peu plus le marché de la revente de licences, mais qui a pour but d’éviter la spéculation sur une autorisation distribuée gratuitement par l’administration ! Les nouvelles propositions du député Laurent Grandguillaume sont très attendues, car elles devraient être favorables aux taxis. A suivre !


Les Véhicules de Tourisme avec Chauffeurs (V.T.C.) :

  1. Déjà près de 15 000 chauffeurs de VTC sont enregistrés en région parisienne, alors qu’ils n’étaient que 2 000 en Janvier 2013 !
  2. En fait, le statut de VTC n’est pas nouveau, peut-être vous souvenez vous des chauffeurs dits de « petite remise » et « grande remise », mais une nouvelle réglementation lui a donné son véritable envol en 2009.
  3. Les prérequis liés à l’activité de VTC sont notamment de conduire un véhicule de plus de 4,5 mètres, et d’une puissance minimum de 114ch, mais surtout de suivre une formation complète de 250 heures, ce qui limitait aussi le nombre de chauffeurs potentiels compte tenu de son coût. A l’issue de cette formation, les chauffeurs peuvent obtenir la vignette qui doit obligatoirement être apposée sur le véhicule.

Les obligations de formation ont été modifiées en Mars 2016 et très simplifiées, ce qui n’a été ni au gout des taxis, ni des chauffeurs de VTC qui avaient dû faire une formation longue et coûteuse seulement quelques mois auparavant. De plus, l’arrêté lié à ces nouvelles obligations de formation des chauffeurs de VTC n’a été publié que plus de 6 mois après sa validation, ce qui signifie que plusieurs milliers de candidats chauffeurs ne pouvaient pas obtenir leur précieux sésame pour travailler (l’ancienne formation n’était plus valide et la nouvelle pas encore officiellement lancée).

Avec cette croissance exponentielle de chauffeurs sur la route, on comprend que les chauffeurs de taxis soient inquiets pour la pérennité de leur profession. Pourtant, en y regardant de plus près, il y plus de 44 000 VTC à New-York et plus de 55 000 à Londres, nous sommes encore loin du compte.

Une étude de Janvier 2016 commandée par la société Uber au cabinet Asterès estime que le secteur des VTC pourrait créer en France plus de 100 000 emplois !

Alors, vous y voyez plus clair ? Sinon, on reste à votre écoute :).

 

Sources :
Registre des VTC : http://registre-vtc.developpement-durable.gouv.fr/
Préfecture de police de Paris : http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/Demarches/Professionnel/Transports/Taxis-parisiens
Etude UBER : UNE INNOVATION AU SERVICE DE LA CROISSANCE, Jan 16, Cabinet Asterès

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